L'histoire de la Corse

 

Les plus anciennes traces de peuplement en Corse remonte au 3ème millénaire avant notre ère. Il s'agit des traces d'un peuple d'éleveur, d'origine ibère ou celto-ligure, organisé en clan et ayant laissé de nombreux monument mégalithiques, en particuliers les tours circulaires de Forre, de Foce et de Balesta.

La Corse fut connue sous le nom de Cyrnos pendant l'antiquité, et en 564 avant J.C, une colonie de phéniciens installés sur l'île fondèrent la ville de Alalia.

Disputée ensuite entre les grecs de Sicile, les Étrusques et les Carthaginois, elle devint romaine, après une longue résistance en 163 avant J.C.

Après avoir subie une invasion des Vandales et des Ostrogoths, elle se trouva sous domination byzantine entre le 6ème et 7ème siècle après J.C.
Entre le 9ème et 11ème siècle après J.C, l'île fut attaquée à de nombreuse reprises par les Sarrasins.

A la fin du 11ème siècle, l'île passa sous la souveraineté du pape, qui la remit à la ville de Pise.

Mais en 1284, suite à la bataille de Meloria, Pise dut abandonner la Corse à sa rivale, Gênes.

Malgré 484 années d'occupation, les Gênois n'arrivèrent jamais à pacifier complétement l'île. Ils se heurtèrent à la résistance, appuyée notamment par l'Aragon et la France, de quelques patriotes ardents, tels Sampiero Corso au 16ème siècle et Pascal Paoli au 18ème siècle.
En 1768, Gênes céda ses droits sur la Corse au roi de France. Les derniers partisans de l'indépendance Corse, conduits par Pascal Paoli, furent vaincus à Pontenuovo en 1769. La même année naissait à Ajaccio Napoléon Bonaparte. En 1796, ce dernier, alors général de la République, devait réprimer la tentative de sécession dirigé par Paoli, qui avait livré la Corse aux Anglais en 1793. Depuis lors, la Corse est resté française sans trouble notoire, mais depuis 1973, de organisations indépendantistes corses réclament un changement du statut de l'île souvent par des attentats terroristes.